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Statistiques Centris de Laval : lire les ventes trimestrielles

Publié le · Par Youthana Radisson Khuy, Courtier immobilier
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Que raconte le tableau Centris de Laval ?

Commencez par les ventes du trimestre et leur variation, puis par les 4 derniers trimestres, et comparez toujours des périodes équivalentes. Au 3e trimestre 2026, Centris affiche 848 ventes résidentielles à Laval, soit -15 %, par rapport au même trimestre de l'an dernier. Ce tableau mesure tout le résidentiel, pas seulement les plex.

Voici les chiffres publiés par Centris pour Laval : 848 ventes au 3e trimestre 2026 (-15 %) et 4 098 ventes sur les 4 derniers trimestres. L'ensemble porte la mention « total résidentiel ».

Ce sont des points de repère, pas un verdict. Ils vous disent comment le marché a bougé, pas ce que vaut l'immeuble à revenus que vous visitez samedi.

Quelles lignes du tableau regarder en premier ?

Gardez trois lectures, dans cet ordre :

  1. Les ventes du trimestre : le volume de transactions conclues.
  2. La variation : Centris la calcule par rapport au même trimestre de l'année précédente. Elle ne compare donc pas le trimestre à celui qui le précède.
  3. Les 4 derniers trimestres : une fenêtre plus longue, moins sensible aux sautes d'un seul trimestre.

Prenons les deux publications de Centris pour Laval. Au 2e trimestre 2026, le tableau indiquait 1 282 ventes (-5 %) et 4 261 ventes sur 4 trimestres. Au 3e trimestre 2026, il indique 848 ventes (-15 %) et 4 098 ventes sur 4 trimestres. Ces chiffres figurent sur la page Centris de Laval et sur sa page de liens utiles.

L'erreur fréquente serait de lire « 1 282 puis 848 » comme une chute en ligne droite. Les deux variations sont mesurées contre l'année d'avant : la comparaison utile est celle de chaque trimestre avec son équivalent, pas celle de deux trimestres voisins. Ce qu'on peut dire, c'est que le recul annuel était plus marqué au 3e trimestre qu'au 2e, et que le total sur 4 trimestres est passé de 4 261 à 4 098.

Comment comparer des périodes équivalentes et noter ses sources ?

Un tableau de bord d'investisseur vaut ce que valent ses étiquettes. Pour chaque donnée que vous recopiez, notez :

  • la source (Centris, APCIQ, quebec.ca) et l'adresse de la page;
  • la géographie (Laval, et non « la région » ou le Québec);
  • la catégorie (ici, total résidentiel);
  • la période exacte (3e trimestre 2026, ou 4 derniers trimestres);
  • la date où vous avez consulté la page.

Si vous ajoutez un prix, vérifiez d'abord ce qu'il mesure. Centris précise que le prix médian de vente est celui qui divise les transactions en deux parties égales : la moitié se sont faites sous ce prix. Ce n'est ni un prix moyen ni le prix d'un immeuble en particulier. Les définitions sont sur la page des statistiques de la province de Québec.

D'autres sources donnent du contexte. Le baromètre résidentiel de l'APCIQ est un rapport trimestriel qui présente des indicateurs d'activité comme les ventes et les inscriptions. Quebec.ca publie aussi des statistiques du marché immobilier, notamment des données pour août 2026, mais pour l'ensemble du Québec. Ne mélangez pas ces échelles avec celles de Laval dans un même tableau.

Pourquoi un trimestre ne devient-il pas une prévision ?

Une variation décrit le passé récent; elle ne dit pas ce que fera le trimestre suivant. Multiplier un trimestre par quatre, ou extrapoler un pourcentage jusqu'à la fin de l'année, revient à inventer un chiffre que le tableau ne contient pas.

Par exemple, si un trimestre fictif passait de 100 à 80 ventes, la variation serait de -20 %. Elle pourrait refléter moins d'acheteurs, moins de propriétés offertes ou simplement une très bonne période de comparaison l'an dernier. Le pourcentage seul n'indique pas laquelle de ces explications est la bonne.

Deux habitudes aident à rester prudent :

  • lire la variation avec le total des 4 derniers trimestres, qui amortit un trimestre atypique;
  • présenter vos hypothèses en scénarios plutôt qu'en rendements promis, comme on le fait en vérification diligente d'un immeuble à revenus.

Pour compléter la lecture des volumes, le texte sur le ratio offre-demande à Laval montre comment croiser ventes et offre disponible.

Que ne dit pas ce tableau sur un immeuble à revenus ?

Beaucoup de choses. Il regroupe tout le résidentiel de Laval : il ne distingue pas un plex d'une copropriété dans les lignes citées ici et ne vous dit rien sur un quartier en particulier, que ce soit Chomedey, Vimont, Sainte-Dorothée ou Laval-des-Rapides. Une tendance globale peut cacher des écarts entre types de propriétés et entre secteurs, que seule une recherche ciblée peut révéler.

Pour un immeuble à revenus, la vérification se joue au niveau de l'immeuble : des loyers réalistes, des hypothèses d'inoccupation, les dépenses d'exploitation, l'entretien et le remplacement d'immobilisations. Les règles locales sur la location, le zonage et la fiscalité doivent se confirmer à la source officielle actuelle plutôt que se déduire d'un tableau de ventes. Je peux vous aider à bâtir ce calcul pour un plex précis; commencez par le texte sur la rentabilité d'un plex à Laval.

Dans mon travail auprès d'investisseurs de Laval, les statistiques servent de toile de fond, jamais de raison d'acheter ou d'attendre. La décision se prend sur les chiffres de l'immeuble.

Votre prochain pas : un petit tableau de suivi trimestriel

Ouvrez une feuille de calcul et notez, pour chaque trimestre publié, la source, la période, les ventes et la variation, plus le total des 4 derniers trimestres. Gardez-la à côté de l'analyse de chaque immeuble que vous envisagez : le tableau situe le marché, vos hypothèses de loyers et de dépenses jugent l'immeuble. Quand une propriété vous intéresse, validez ces hypothèses avec un courtier immobilier avant de faire une offre.

Je suis Youthana Radisson Khuy, courtier immobilier à Laval. Écrivez-moi par la page de contact avec votre tableau de suivi et un immeuble qui vous intéresse : nous regarderons ensemble quelles hypothèses de loyers et de dépenses valent d'être validées avant une offre.

Foire aux questions

À quelle fréquence dois-je mettre à jour mon tableau de suivi ?

Mettez-le à jour chaque fois qu'une nouvelle publication trimestrielle paraît, et notez la date de consultation. Ajoutez la période exacte, la source et la géographie pour chaque ligne. Ainsi, vous pourrez comparer des périodes équivalentes plus tard sans deviner d'où venait un chiffre.

Que faire si une publication ultérieure corrige ou remplace un chiffre que j'ai noté ?

Gardez l'ancienne valeur, ajoutez la nouvelle dans une colonne distincte et inscrivez la date de consultation de chacune. Ne supprimez rien, afin de comprendre l'écart. Si la différence change votre lecture, vérifiez la page source avant de revoir vos hypothèses sur un immeuble précis.

Le prix médian me dit-il combien vaut un plex ?

Non. Le prix médian divise les transactions en deux parties égales : la moitié se sont faites sous ce prix. Ce n'est ni une moyenne ni la valeur d'un immeuble en particulier. Pour un plex précis, il faut comparer des immeubles semblables et vérifier les revenus et les dépenses de celui-ci.

Puis-je utiliser les données de tout le Québec pour juger Laval ?

Pas comme substitut. Le site de Québec publie des statistiques pour l'ensemble du Québec, dont des données pour août 2026. Elles donnent du contexte, mais elles ne décrivent pas Laval. Gardez-les dans une section séparée de votre tableau, avec leur propre étiquette de géographie.

Quelles données ajouter aux ventes pour mieux comprendre le marché ?

Ajoutez l'offre disponible, comme les inscriptions, pour voir si un recul des ventes vient d'une demande plus faible ou de moins de propriétés offertes. Le baromètre de l'APCIQ présente de tels indicateurs. Gardez toujours la même géographie et la même catégorie d'une source à l'autre.

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